CHARTE ETHIQUE DU VOYAGEUR

A chaque voyage deux cultures se rencontrent…
Etre voyageur, touriste ou découvreur, il faut savoir que nous ne sommes qu’un invité !

 

Pourquoi mettre en place une charte ?
En voyageant, nous nous sommes aperçus d’une tendance à la "déviation" dans les propres attitudes et dans les actions que peut avoir l’être humain lors d’un voyage.

 

La bonne volonté de chacun, la charité, la compassion, etc., qui ne sauraient être remises en question ou critiquées, peuvent mener à des excès, voire à un certain aveuglement, qui sont contraires à notre soucis de minimiser l’impact de notre passage sur les populations et l’environnement.
En général, cela se traduit à long terme par des actes qui risquent de favoriser la mendicité ou de susciter la jalousie suite à une joie de courte durée. Ce qui nous fera "plaisir à voir" (et souvent à photographier ou à filmer !) ne produira en rien un effet constructif ou durable !
Nous devons avoir pour but la protection et le respect de ces personnes, de leurs coutumes et de leur environnement contre les agressions du monde dit "moderne et civilisé" et du tourisme de masse.
Lors de chaque voyage, chacun à ses envies ou raisons qui le motive à vouloir offrir, aider, participer... elles sont intimes et légitimes.
Il n’est pas question d’intervenir sur ces motivations mais de nous concentrer sur la pérennité des actions par le biais de recommandations.

 

Le cadeau :

 

Dons et cadeaux ne sont pas des gestes innocents. Ils peuvent parfois avoir un aspect méprisant ou déplacé. Les cadeaux, dons et pourboires trop important compte tenu du niveau de vie général du pays, peuvent déstabiliser les équilibres économiques locaux.

 

Comment choisir à qui donner un cadeau ? A un adulte, à un enfant ?

 

Les dons de biens matériels quels qu’ils soient, doivent de préférences être déposés auprès de structures ou de responsables. Le « cadeau » peut se donner en remerciement à des familles éloignées de toute structure. Il devrait toujours être offert en contrepartie d’un service rendu ou d’un échange afin de prendre toute sa dimension. La discrétion reste dans tous les cas nécessaire.

 

Nos richesses :

 

Le voyageur reste aux yeux des populations rencontrées un touriste ! L’étalement au grand jour de nos biens (bijoux, montres, etc.) inaccessibles pour eux est à limiter le plus possible. Personne n'est à convaincre ou à envier : respectons leur dignité.

 

Les médicaments :

 

Certains dons peuvent s’avérer dangereux lorsqu’ils sont distribués au hasard, notamment les médicaments. Les peuples rencontrés n’en connaissent pas leur usage et en font une utilisation mal appropriée. Les hôpitaux ou dispensaires sont plus à même de les gérer.

 

La nourriture :

 

Vivant dans l’opulence, la première réaction du voyageur est de donner une part de ses réserves alimentaires. Les besoins des populations locales ne sont pas les mêmes que celles du voyageur. La farine, l’huile et les céréales peuvent s’avérer très utiles aux populations au contraire de l’alcool et des sucreries.

 

L’interventionnisme :

 

La découverte de l’autre et l’échange prime sur la transmission de "savoirs". Il est plus souvent préférable d’écouter des points de vues différents de nos normes et de prendre en considération le style de vie locale. Essayons d'oublier pour un temps nos propres habitudes.

 

L’eau :

 

L’eau potable est souvent une denrée rare à utiliser avec parcimonie ! Ce bien précieux est à apprécier à chaque utilisation. Autant que possible utiliser des lessives sans phosphates et des savons biodégradables. Le plus souvent, utiliser les structures en place pour la lessive et la toilette, sinon être attentif de le faire à distance des habitations et des points d’eau.

 

Toujours demander l’autorisation pour utiliser le puits ou la pompe d’un village et ne pas profiter de se laver à proximité, même si les habitants le font.

 

La photographie :

 

N’oublions pas de regarder d’abord avec nos yeux et notre cœur. L’objectif est un intermédiaire qui, malgré les apparences, ne donne qu’une illusion de relation entre le touriste/photographe et son sujet. Les photos ou vidéos sont perçues différemment selon les cultures. La plus grande discrétion est à observer, quitte à louper la photo du siècle ! Demander l’autorisation ne suffit pas, avant il vaut mieux entamer une relation au préalable !

 

L’échange d'argent contre une photo doit être proscrit ! (Mendicité, solution facile !)

 

Faire la promesse d’envoyer une photo uniquement si la garantie de le faire est possible, par contre montrer la photo est toujours apprécié.

 

Parcs et réserves :

 

Il est important de respecter les réglementations en vigueur dans les réserves ou parcs naturels. Payer les taxes d’entrées ou de séjour permet la conservation et la préservation des sites. Exiger le reçu de ces taxes permet d’éviter le détournement de ces fonds.

 

L’observation des animaux ne doit pas modifier leur comportement naturel et déranger leur vie quotidienne. Il est préférable de garder une distance que les animaux considèrent comme sûre et éviter de faire trop de bruit. Nourrir les animaux modifie leur régime alimentaire et peut être dangereux. Par exemple les singes deviennent ainsi agressifs et chapardeurs!

 

Nos déchets :

 

Les environnements traversés, même très vastes et éloignés ne doivent pas être un dépotoir. Aucune trace ne doit subsister. Certains déchets (papiers, papier hygiénique, etc) peuvent être facilement brûlés. Il faut se renseigner sur les comportements locaux de gestion des déchets. Dans certaines régions, les boîtes de conserves peuvent être laissées aux populations locales qui les recyclent en objets utilitaires.

 

Le patrimoine :

 

Le patrimoine de chaque pays est unique et irremplaçable ! De simples gestes comme caresser une fresque ou s’appuyer contre des gravures provoquent des désastres lorsqu'ils sont répétés des milliers de fois par des visiteurs plus ou moins avertis. Le simple fait de penser ou vous poser votre sac à dos peut avoir une importance !

 

Au rang des altérations du patrimoine, le prélèvement d’objets archéologiques ou culturels à valeur historique ou symbolique en fait partie.

 

En tant que tour opérateur ayant une philosophie allant dans le sens du respect de l’être humain, de la nature et du patrimoine, nous pensons qu’il n’y a pas de mauvais touristes mais bien souvent des voyageurs mal informés !

 

Nous souhaitons, en vous accompagnant, être les auteurs d’un tourisme responsable et solidaire !

 

Seule doit rester l’empreinte de nos pas, la chaleur humaine et le sourire !

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